LA MONTAGNE DES GEANTS ou le Mont géant
(Riesberg / Reisberg / NIEDERBRONN)
Un endroit fantastique dans tous les sens du terme... Voué au Dieu-Soleil.
Où l'on croise  la Wasenbourg et le Wachtfelsen.
Voyage dans des lieux aux noms intrigants : 
Sonnenberg
, Elfengarten, Graeberfeld, Hexenplaetzel, Pfaffenberg...


Nous sommes sur la colline du Riesberg à Niederbronn, à deux pas du château de la Wasenbourg que nous évoquerons plus bas...
Précisément entre le Jardin des Fées
 (Elfengarten, en allemand; donc Jardin des Elfes) et les pierres à cupules.
Une ambiance particulière.
 Des lueurs blanches mouvantes que l'on croit apercevoir dans des endroits tourmentés comme ci-dessus.
Serait-ce d'ailleurs la tête d'un des géants hurlant ?

En 1911, Charles Matthis nous donne des indices :



Mais partons du début de l'aventure :
  le château de la Wasenbourg. première construction au VIIIe s, rénovation au XIIIe s. à l'emplacement d'un temple dédié à Mercure... 

Gaule thermale : sources et stations thermales et minérales de la Gaule à l'époque gallo-romaine
 Louis Bonnard ; avec la collaboration médicale du Dr Elie Percepied,...
Éditeur : Plon-Nourrit (Paris)
Date d'édition : 1908
Identifiant : ark:/12148/bpt6k5663639z
Source : gallica. Bibliothèque nationale de France


Ruines depuis le passage des soldats de Louis XIV au XVIIe s. 
En dépit de cette agression, elle a su conserver
son charme indéniable et un côté romantique !


Tête-à-tête avec vue sur Niederbronn et bien plus loin !


Au-dessus des bancs, la baie gothique à neuf lancettes et sept occuli (ouvertures).


Comment sera le visage de l'architecte Erwin von Steinbach (s'il s'agit bien de lui) dans cent ans ?
Trouver un système pour le protéger enfin des intempéries, de la corrosion du temps ? 


Plaque commémorative ornant l'entrée du château de la Wasenbourg... On l'évoque souvent, mais sans détails.
(qui en est l'instigateur ? La commune, le Club Vosgien ?  die V(ogesen ?)CS Niederbronn... Quand a-t-elle été fixée ? Au XIXe s. sans doute, puisque sur d'anciennes cartes postales datant du début 1900, elle est déjà visible.)

Traduisons : En l'honneur de notre grand poète allemand Goethe qui, en 1770, est venu admirer notre magnifique Alsace à partir du Château de la Wasenbourg...
 (lors de son séjour alsacien en tant qu'étudiant à l'Université de Strasbourg, en 1770-71. A l'époque de son idylle avec Friederike Brion, fille du Pasteur à Sessenheim).
Les 3 premiers vers sont issus de son ouvrage sur Tasso (poète).
Goethe évoque son passage à Niederbronn, et en particulier à la Wasenbourg dans le tome 10 de Dichtung und Wahrheit (1811-1833). 
(en bas de la plaque, une allusion  à ce livre est faite, mais avec le titre inversé ! Sans doute,  la phrase a-t-elle été copiée de "Warheit und Dichtung - Treu nach Goethe" de 1869.)

 Goethe, âgé alors de 21 ans, avait découvert les lieux avec ses amis Engelbach et Weyland, en 1770...
Les ruines d'un château allemand bâti sur des vestiges romains... 
De la tour, une vue sur toute l'Alsace, et la flèche bien visible de la cathédrale
 qui permet de localiser Strasbourg...

Es Sind die Ruinen eines deutschen, auf römische Reste gebauten Schlosses.
  Von dem Turm übersah man abermals das ganze Elsaß, und des Münsters deutliche Spitze bezeichnete die Lage von Straßburg

(Dichtung Und Warheit -Tome X)

En savoir davantage sur Goethe et son idylle avec Frédérique. Evocation de Sophie, la sœur de Frédérique Brion qui - fait  méconnu - est venue habiter à Niederbronn :  ici

Une Association les Amis de la Wasenbourg a été créée en 2005.

Histoire de la Wasenbourg (lien Wikipedia)

A côté, la  fameuse  tour d'observation (Wachtfelsen) romaine puis médiéviale 
10 m de haut, 12 de long.
 Comporte des cupules sur les côtés et le dessus.

Charles Matthis précise qu'en 1830, une pierre votive dédiée à Caracalla
par des soldats de la 8e légion a été trouvée à cet endroit ..
On évoquera les colonnes déplacées dans la page sur Charles Matthis.

Des légendes circulent autour de ce promontoire. Charles Matthis les évoquent en 1911
  (d'ailleurs, il ne rajoute pas de t entre Wach- et - felsen)

Nous repartons, direction le Jardin des fées / Elfengarten
(300 mètres au Nord du Château, pente Est du Riesberg)


Rectifications

 Selon Charles Matthis (1911), le système de canalisation visible dans l'Elfengarten est d'origine préhistorique.
Cette enceinte qu'il a découverte en 1902, à 440 mètres d'altitude, a une contenance d'environ 2000 m2.
On y a retrouvé un tumulus, un puits (ou citerne). 
L'archéologue en a dégagé les canalisations qui servaient probablement à une alimentation en eau.

Charles Matthis parlait d'une légende qui faisait communiquer
 le Wachtfelsen au Camp Celtique
et non le Jardin des Fées !
 Pour ce dernier lieu, d'autres légendes circulent :


Eh bien !

Ce qui est certain, c'est que les lieux dégagent une ambiance particulière, la lumière est différente, l'endroit magique...


En poursuivant le chemin, des pierres à cupules, lieux de rituels passés (offrandes à Mercure, sacrifices...?)


Charles nous guide :

Nous pouvons poursuivre le chemin pour arriver au lieu-dit Graeberfed avec à la croisée des chemins,
 un cercle composé d'énormes rochers : Hexenplaetzel (la petite place des Sorcières), un cromlech


Une meilleure photo plus caractéristique à venir !

Charles rajoute que :

Le panneau en place explique que nous ne possédons malheureusement pas la collection d'objets antiques
 (silex taillés, haches ou Donneräxel protégeant contre la foudre, bijoux en bronze...)
 ramassés là par un passionné d'archéologie, le Dr Schnoeringer (1796 -1869)...

Dans la Revue anthroplogique de Paris de 1923
disponible via la BNUS, il est noté que:

Incroyable !   

Une autre légende précise que les sorcières d'Oberbronn venaient ici. 
On raconte aussi que les sorcières de diverses communes partaient de leur Hexenplatz respectives 
(Niederbronn, Mont Saint-Michel à proximité de Saverne, Sainte-Odile...)
et se réunissaient le 1er mai au Bastberg de Bouxwiller.
Voir une des légendes sur le site institutionnel ICI.


Puis on redescend sur le Pfaffenberg, le Mont des Prêtres (druides ?)

En 1911, Charles Matthis précise que 

En 1913, il  rajoute :

Concernant la Chapelle du Wasenberg, voir la page netcomete sur Elisabeth Eppinger.


. Une partie des extraits de Charles Matthis sont issus de
 La Préhistoire de Niederbronn (Alsace). In: Bulletin de la Société préhistorique de France. 1911, tome 8, N. 7. pp. 441-453.
Document en pdf ( Persee) 

Ce mont du Dieu-Soleil (devenu Mercure) semble ensorcelant et auréolé d'ambiance druidique...
En tout cas, il a une riche histoire celte, romaine, médiévale et s'entoure de légendes de toutes sortes.

Lisez,  refaites un tour; vous aurez un autre regard sur ces lieux... fascinants ! Qui ont sans doute encore d'autres secrets à nous livrer...
Et n'hésitez pas à vous restaurer au centre-ville pour vous remettre de ces émotions fortes !


Je dédie cette page à tous les humanistes humoristes de Niederbronn.
Et
à mes Scéens préférés, compagnons de route si agréables !

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